Mark Schreiner and Geetha Nagarajan
(1998)
Savings
and Development, Vol. 22, No. 4, pp.
399-414.
En Afrique, la finance informelle est en plein épanouissement alors que la finance formelle continue sur son déclin. Cette étude aborde deux aspects importants de la finance informelle, qui sont d'une part l'accès privilégié des prêteurs informels à l'information concernant les emprunteurs, et d'autre part, le choix par les clients du type d'institutions informelles d'épargne et de crédit. Elle cherche, en particulier, à savoir si les caractéristiques des ménages visuellement observables, qui représentent la seule information à laquelle les institutions formelles ont accès, suffisent à expliquer leur accès à la finance informelle. Les prêteurs informels utiliseraient-ils en plus des informations cachées pour le choix de leurs clients? Les résultats montrent que ces derniers utilisent en fait des caractéristiques parfaitement observables par tous, comme le fait d'être une femme ou d'avoir emprunté auprès d'autres sources informelles. Ainsi, la connaissance de ces caractéristiques peut être particulièrement utile pour les institutions formelles concernées à la fois par la sélection de leurs clients et par le coût de collecte de l'information. Cette étude montre, enfin , que les "associations non rotatives d'épargne et de crédit" ne sont pas forcément plus accessibles aux emprunteurs pauvres que les "associations rotatives d'épargne et de crédit" communément connues sous le nom de "tontines".
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