Le scoring peut-il attirer les investisseurs soucieux du profit vers le microcredit? 

Mark Schreiner

(août 2007)

Les finances de façon générale—et le microcrédit en particulier—ne gèrent que des risques. Le scoring (notation du crédit) permet de quantifier les risques de remboursement, et les prêteurs dans les pays riches d’habitude utilisent cette technique pour rationaliser la prise de décision et accroître le profit. Le scoring peut-il donc attirer les investisseurs soucieux de se faire du profit vers le microcrédit? Bien sûr que oui. L’évaluation explicite des risques facilite une gestion informée et intentionnelle, ceci non seulement accroît le profit mais aussi ôte des barrières institutionnelles et de gouvernance à l’investissement privé. Dans le même temps, la notation des prêts sans garanties qui sont accordés aux opérateurs auto employés des pays pauvres est moins développé que celle des cartes de crédits, des emprunts-logement et emprunts pour achat de voiture dans les pays riches. Puisque le scoring a débuté il y a peine quelques années, la plupart des institutions de microcredit qui ont adopté cette méthode sont certainement les grandes institutions qui, à cause de la concurrence du marché, veulent accroître et améliorer la rentabilité et aussi les banques qui visent à entrer sans contraintes sur le marché du microcrédit.

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